Retour accueil

Vous êtes actuellement : Actualités 


fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail suivre la vie du site syndiquer le forum

Audience auprès de la ville de Reims

vendredi 13 novembre 2015

Une délégation du SNUipp-FSU Marne composée d’Irène DEJARDIN, Éric THOMINOT, Maryse BRONES, directrice de l’école maternelle docteur Roux, et Brigitte LEBLANC directrice de l’école maternelle docteur Billlard, a été reçue ce jeudi 12 novembre par madame MARCHET, 1ère adjointe déléguée à l’éducation, et monsieur ROGIER, directeur du service éducation de la ville de Reims.

Rentrée 2015 : bilan carte scolaire, gestion des listes d’élèves, des dérogations

55 écoles maternelles : 251 classes, 6284 élèves 49 écoles élémentaires : 370 classes + 13 ULIS école (clis) 9120 élèves

Le SNUipp a fait part des difficultés rencontrées par les directeurs, directrices et leurs équipes lors de cette rentrée pour l’organisation des classes. La gestion des inscriptions par la ville a été particulièrement difficile et a entrainé jusque fin septembre des modifications de listes. Les dates de clôture des inscriptions (fin juillet), la fermeture du bureau une semaine avant la rentrée, le dossier unique caisse des écoles/inscriptions scolaires, les RDV très tardifs (23/09) pour les parents ayant dépassé la date limite, la gestion des dérogations, ont perturbé fortement l’organisation des écoles et la constitution des classes.

La Mairie a admis que la mise en place du dossier unique d’inscription avait généré des dysfonctionnements et a reconnu qu’une meilleure anticipation serait nécessaire pour les inscriptions de l’an prochain afin d’éviter ces loupés. Par ailleurs, l’incompatibilité entre le logiciel de la Mairie et base élève est un vrai souci en termes d’efficacité. S’agissant des dérogations, la ville dit vouloir encore durcir les conditions d’obtention et donner une réponse suffisamment tôt aux parents (fin juin), mais de façon définitive. Sur 615 demandes en maternelle, 452 dérogations ont été acceptées soit 73%. Sur 671 demandes en élémentaires, 462 dérogations ont été acceptés soit 69%. L’an passé, le taux était autour de 80%.

Réforme des rythmes scolaires : projet de modification des horaires des écoles maternelles

Le SNUipp a demandé des précisions suite aux rumeurs relatives à une modification des horaires des écoles maternelles.

Mme Marchet a reconnu qu’il y avait bien une réflexion sur le temps méridien. La ville de Reims aurait été sollicitée par l’Éducation nationale pour réfléchir sur une expérimentation d’horaires spécifiques à la maternelle… et pas l’inverse !

Pourtant, en juin, nous avions interrogé l’IA sur ces soi-disant rumeurs et elle nous avait répondu ne pas être au courant… Nous avons fait part de la grande inquiétude des collègues à ce sujet.

Les représentants de la Mairie nous ont dit ne rien vouloir mettre en place sans une concertation et qu’il n’était peut-être pas nécessaire d’aller plus avant si il y avait de fortes oppositions. « On y va tous ensemble ou pas » (M. Rogier). Une commission mixte avec l’éducation nationale associant les représentants de tous les personnels concernés pourrait être mise en place. Le PEDT finalisé est en cours de signature.

Remplacement des ATSEM

Nous avons fait part des remontées du terrain qui font apparaitre un grand nombre d’absences non remplacées (ou parfois seulement jusque 13h30) et ce, depuis la réforme des rythmes. Cela pose de gros problèmes d’organisation aux écoles concernées.

La Mairie a reconnu que l’absentéisme avait été multiplié par 2,5. L’organisation du temps de travail des personnels municipaux, depuis la réforme, engendre beaucoup de fatigue. Compte tenu des moyens dont elle dispose, la ville affirme ne pas pouvoir assurer le remplacement des agents. La Mairie réfléchit par ailleurs à une modification de la semaine des ATSEM. Elle souhaiterait revoir le fonctionnement et serait favorable à un travail par équipe plutôt qu’à une organisation par classe. Une commission mixte devrait là aussi se mettre en place, mais toute évolution du dispositif se ferait à moyens constants.

Nous avons insisté sur la nécessité de maintenir la présence des ATSEM sur le temps scolaire et particulièrement au moment des entrées et sorties des élèves où la sécurité impose d’être deux adultes. La présence d’une ATSEM auprès des classes de petits est par ailleurs indispensable.

Budget

Les crédits alloués sont de 38€ par classe pour les maternelles et les CP, 50€ par classe du CE1 au CM2. Nous avons demandé que les CP puissent bénéficier du même budget.

On nous a répondu que, si le budget de l’éducation a pu être maintenu, il n’est pas possible en l’état pour la ville de Reims d’augmenter les crédits. S’agissant des demandes « exceptionnelles », notamment pour les écoles qui ont été dotées d’un budget calculé sur un nombre d’élèves très inférieur à la réalité (20 élèves d’écart parfois), celles-ci devraient pouvoir être acceptées mais seulement en milieu, voir en fin d’année en fonction des reliquats…

Nous avons fait remarquer que l’achat des manuels et des fichiers se faisait en début d’année !

Commandes catalogues

Il s’avère que les besoins des enseignants en matériel ne correspondent pas toujours à ce qui est proposé dans les catalogues imposés et que le choix est très limité. Les accords passés avec les prestataires contraignent fortement les enseignants.

La Mairie invite les enseignants qui se trouveraient en difficulté à la contacter pour trouver une solution, le système d’appel d’offre étant très contraignant.

Informatique

3.5 M d’€ sont débloqués pour la mise en place du plan de développement informatique. Ce plan débute dès janvier. Toutes les écoles de Reims seront équipées (TBI, valise de 9 à 13 tablettes) d’ici 2020. L’Education nationale, de son côté, s’est engagée à mettre en place un plan de formation…

Nous avons soulevé le problème de la maintenance du matériel et de la nécessité d’une intervention rapide des techniciens.

La Mairie va faire le point sur cette question et informera les écoles.

Conclusion

La municipalité affiche une volonté de dialogue et semble ne pas souhaiter passer en force sur les questions litigieuses. Nous interpellerons la DASEN, lors de l’audience du 25 novembre, sur la question des horaires en maternelle. Cependant, des demandes légitimes (ATSEM, budget) se heurtent, comme dans bien des domaines aujourd’hui, à des contraintes budgétaires relatives à la baisse de la dotation de l’État, entre autres… Le sujet est loin d’être clôt.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |