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Comité de suivi des PES

lundi 14 novembre 2016

Le jeudi 10 novembre, le SNUipp-FSU a été invité au comité permettant de faire le point sur la situation générale des PES.

Ce comité était animé par M. Hornewer, l’inspecteur académique adjoint de la Marne, assisté de son CPC, M. Bastien et composé de différents acteurs de la formation :

  • Mme Urbany, directrice adjointe de l’ESPE.
  • des Inspecteurs de l’Éducation Nationale.
  • des conseillers pédagogiques.
  • des tuteurs terrain et des directeurs d’école d’application.
  • des représentants du personnel.

Bilan de rentrée

Il a été constaté que la semaine d’accueil devrait permettre plus d’échanges entre les stagiaires, les formateurs et les tuteurs afin de préparer au mieux les nouveaux professeurs à leur prise de fonction. En effet, beaucoup de questions restent sans réponse à la rentrée. Dans ce sens, le comité a cherché la possibilité de dégager plus de temps de concertation. Pour l’année prochaine, il a été évoqué la possibilité de faire des groupes restreints afin de permettre la prise de parole par tous.

De plus, des modules d’animations pédagogiques pour compléter l’accueil des PES pris sur le temps des animations pédagogiques pourraient être également proposés.

Le SNUipp a alerté le comité concernant l’état de fatigue, de désarroi voire de détresse de bon nombre de stagiaires du fait des conditions difficiles d’exercice (surcharge de travail, inexpérience, manque de repère...).

M.Hornewer a reconnu les difficultés inhérentes à l’année de stage et c’est justement pourquoi les organisations syndicales ont été invitées à ce comité.

Accompagnement des tuteurs

Les relations tuteurs-stagiaires ont été évoquées. Dans ce sens, il a été rappelé l’importance d’une bonne communication que ce soit par mail, par téléphone ou lors des visites ou rencontres.

Le SNUipp-FSU a évoqué le devoir de bienveillance des tuteurs envers les stagiaires en exposant plusieurs revendications :

  • porter un regard positif sur le stagiaire.
  • formuler des conseils et des objectifs à atteindre plutôt que des critiques.
  • Ne pas avoir d’exigence démesurée en terme de documents à rendre.
  • Ne pas exiger une expertise du professeur stagiaire dès le début d’année, le PES étant un enseignant en formation initiale.

M.Hornewer a confirmé ce devoir de bienveillance. Toutefois, il a rappelé que le rôle de tuteur est difficile, d’autant plus que certains tuteurs sont eux même débutants dans cette fonction. C’est pourquoi des temps de rencontres entre tuteurs doivent être prévus en circonscription afin d’échanger sur les différents accompagnements.

L’inspecteur académique adjoint a également rappelé le cadre concernant le nombre de visites des tuteurs.

Les tuteurs terrains doivent effectuer au moins trois visites dans l’année mais cela peut être plus selon les besoins du stagiaire.

Procédure de mise en alerte

M.Hornewer a rappelé que la mise en alerte est une procédure d’accompagnement renforcé pour les stagiaires qui auraient des besoins spécifiques.

Deux points essentiels ont été évoqués.

Une mise en alerte ne peut être le fait d’une seule personne.

Dans le cadre du tutorat mixte, le tuteur terrain doit visiter le stagiaire avant les vacances d’automne. Si des difficultés sont constatées, le tuteur ESPE vient visiter le stagiaire. Après cela, si les tuteurs sont en accord, ils proposent une mise en alerte au stagiaire.

Dans le cadre du tutorat simple, le tuteurs terrain vient également avant les vacances d’automne. Si des difficultés sont constatées, c’est le CPC qui vient. Après cela, si le tuteur terrain et le CPC sont en accord, une mise en alerte est proposée.

Une mise en alerte ni trop tôt, ni trop tard

La mise en alerte ne peut être proposée après seulement 15 jours de classe. Il faut laisser un peu de temps au PES pour trouver ses marques.

A contrario, elle ne peut être proposée trop tard. Une mise en alerte en avril n’aurait aucun sens et ne laisserait pas au stagiaire le temps nécessaire à la remédiation.

Le SNUipp-FSU a dénoncé les dérives de ces mises en alerte.

Par ailleurs, il propose le changement d’une dénomination stigmatisante.

Une prochaine rencontre entre les différents membres de ce comité est prévue le 27 janvier 2017.

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