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Je suis mis en alerte, est-ce grave, docteur ?

lundi 28 novembre 2016

La mise en alerte est une procédure d’accompagnement renforcé pour les stagiaires qui auraient des besoins spécifiques.

Après une ou plusieurs visites, le tuteur terrain constate que le stagiaire éprouve des difficultés assez prégnantes.

Le constat est confirmé par la visite du tuteur ESPE (dans le cadre du tutorat mixte) ou du CPC( pour le tutorat simple).

Une procédure de mise en alerte est alors proposée au stagiaire.

Natures des difficultés pouvant conduire à une mise en alerte

Les natures des difficultés peuvent porter sur :

  • La conception et la mise en œuvre des enseignements
  • La posture du PES face aux élèves (distance, respect, tenue, vocabulaire…)
  • Agir en fonctionnaire : ponctualité, présence, éthique, implication dans le travail en équipe et participation aux réunions
  • la gestion du groupe classe : mis en danger des élèves d’un point de vue physique ou psychologique (favoritisme, discrimination, violence…).

Ces informations sont issues du cahier des charges du tutorat mixte de l’ESPE.

Les étapes de la mise en alerte

1. Les tuteurs constatent que le PES a besoin d’un accompagnement renforcé. Ils lui font part de ce constat dans le cadre d’une réunion de triade. À cette occasion, le PES donne son point de vue et verbalise avec ses tuteurs ses difficultés, ses besoins de formation et tous trois cherchent quelles formes peut prendre l’accompagnement renforcé.

2. Une réunion de réflexion sur l’organisation institutionnelle et matérielle de l’accompagnement souhaité et sur sa faisabilité est organisée entre les tuteurs et l’IEN ou le CPC.

3. A l’issue de cette réunion, les tuteurs rédigent le document de mise en alerte qui formalise la nature des difficultés , les compétences à travailler, les modalités d’accompagnement renforcé, le calendrier de mise en œuvre et l’échéance d’un bilan d’étape à faire signer par le PES

4. Lors du bilan d’étape, la triade décide du renouvellement ou de la levée de l’alerte.

Modalités d’accompagnement renforcé possibles

Selon chaque situation, voici ce qui peut être proposé au stagiaire mis en alerte. (Attention, toutes les modalités ne seront pas proposées).

-  Un renforcement du travail demandé au PES (traces de conception et/ou d’analyse de séances, …) à transmettre aux tuteurs.
-  Des séances de travail pour une préparation accompagnée de séquences d’enseignement-apprentissage.
-  L’organisation de visites supplémentaires par l’un des tuteurs ou en co-visite ou par une tierce personne (conseiller pédagogique).
-  Une séance d’observation et d’analyse de sa propre pratique filmée en classe.
-  Un stage d’observation avec travail d’analyse de pratiques.
-  Un stage de pratique accompagnée.
-  Un changement d’affectation sur proposition des tuteurs, décidé par l’IEN. (Sur ce dernier point, le changement d’affectation ne sera possible que si l’administration considère que c’est la spécificité de l’affectation qui met en difficulté le stagiaire)

Une procédure stressante

La mise en alerte est une procédure qui génère beaucoup de stress pourtant lors du comité de suivi des PES, l’Inspecteur académique adjoint a rappelé certains points à ce sujet :

  • La mise en alerte doit être perçue comme une procédure d’accompagnement renforcé.
  • La mise en alerte n’est pas définitive, elle peut être levée dès que les compétences visées sont atteintes.
  • Ce n’est pas une menace de non validation.

Les revendications du SNUipp-FSU

Le SNUipp-FSU a dénoncé certaines dérives concernant les procédures de mise en alerte :

  • Les mises en alerte ne doivent être ni tardives, ni précoces

La mise en alerte ne peut être proposée après seulement 15 jours de classe. Il faut laisser un peu de temps au PES pour trouver ses marques.

A contrario, elle ne peut être proposée trop tard. Une mise en alerte en avril n’aurait aucun sens et ne laisserait pas au stagiaire le temps nécessaire à la remédiation.

  • Le terme de "mise en alerte" est trop stressant.
  • Les PES doivent être informés de la volonté de la mise en alerte de manière adéquate.
  • Les stagiaires doivent avoir des traitements équitables en terme de documents à rendre, d’exigences (les stagiaires ne sont pas des experts mais des enseignants en formation).

Par ailleurs, l’inspecteur académique adjoint a rappelé que la procédure de mise en alerte ne pouvait être le fait d’une seule personne (sauf mise en danger des élèves).

Le SNUipp-FSU participera à nouveau au comité de suivi des PES le 27 janvier 2017. N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez des difficultés.

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