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Compte-rendu du comité de suivi PES

dimanche 19 novembre 2017

Le 15 novembre, le SNUipp-FSU a participé au comité de suivi des PES.

Ce comité était animé par M. Hornewer, l’inspecteur académique adjoint de la Marne, assisté de son CPC, M. Bastien et composé également de différents acteurs de la formation :

  • Madame Urbany, directrice adjointe de l’EPSE de Reims
  • des conseillers pédagogiques de chaque circonscription
  • des tuteurs terrain (PEMF) et des directeurs d’école d’application.
  • des représentants du personnel.

Le but de ce comité de suivi est de s’assurer qu’une réponse harmonisée est proposée par tous et pour tous.

L’ordre du jour portait essentiellement sur trois points :

  • Bilan de rentrée
  • Nouvelles modalités des mises en alerte et accompagnement renforcé.
  • Plan de formation pour les PES, T1 et T2

Bilan de rentrée

Quelques chiffres

La Marne compte 135 PES :

  • 3 lauréats 2015 prolongés à titre exceptionnel par Madame la rectrice.

Sur ce point, Monsieur Hornewer a tenu à réaffirmer le caractère exceptionnel de ces prolongations puisque, d’après le cadre réglementaire, un stagiaire échouant deux années de suite à l’obtention de son master 2 est normalement licencié.

  • 18 lauréats 2016 (prolongés et renouvelés)

Monsieur Hornewer a indiqué que tous les PES renouvelés étaient forcément mis en alerte du fait de leurs difficultés de l’an dernier.

Les tuteurs, les inspecteurs et la rectrice auront un regard attentif sur la progression du stagiaire par rapport à l’an dernier.

  • 113 lauréats 2017 (dont 19 recrutés sur liste complémentaire)
  • 23 PEMF (tuteurs) titulaires
  • 8 PEMF en formation
  • 9 candidats au CAFIPEMF

Depuis le début de cette année scolaire, il y a déjà eu 5 démissions.

Par ailleurs, à la fin de l’année dernière, il y a eu 3 licenciements.

La semaine de rentrée

Cette année, suite à la réflexion menée en comité de suivi, la semaine de rentrée semble avoir répondu en partie aux attentes du SNUipp-FSU.

Les 12h en présentiel ont permis d’aborder les outils professionnels (fiche de prep, progressions ...), de rencontrer les tuteurs pour des apports pratiques, d’avoir une aide à la prise en main de la classe.

De plus, comme revendiqué à maintes reprises par le SNUipp-FSU, l’observation de la classe du tuteur est une bonne chose et a permis de mieux démarrer la relation entre le tuteur et le stagiaire mais deux demi-semaines d’observation dans un cycle qui n’est pas forcément celui des classes d’affectation des PES n’est pas suffisamment formateur.

Accompagnement renforcé et mise en alerte

Cette année, le système d’accompagnement renforcé vient répondre à l’une des revendications du SNUipp-FSU.

En effet, les années précédentes, les stagiaires en difficulté se voyaient mis en alerte, quelque soit le degré de difficulté, ce qui engendrait beaucoup de stress.

Comme dans les Ardennes, nous avions réclamé une graduation des procédures. Nous constatons que nous avons été attendus et dans un soucis d’harmonisation académique, la Marne propose maintenant plusieurs types d’aides.

L’accompagnement renforcé et la mise en alerte sont déclenchés à partir des mêmes indicateurs mais à degrés différents :

Les domaines qui mettent principalement en difficulté les PES sont les suivants :

• Construction d’une situation d’apprentissage

• Gestion de classe

• Posture de l’enseignant

L’administration a répertorié ce qui est proposé lors des mises en alerte et de l’accompagnement renforcé (par ordre de fréquence) :

• renforcement du travail à rendre

• visites complémentaires

• stage en observation

• quelquefois, de la formation supplémentaire

Pour les différents acteurs de la formation, les difficultés viennent parfois de « l’aveuglement » de certains stagiaires qui n’ont pas compris la dimension du métier.

Différences entre accompagnement renforcé et mise en alerte

C’est l’étendu des difficultés qui déclenche l’une ou l’autre procédure.

La principale différence de conséquence entre la mise en alerte et l’accompagnement renforcé (AR) vient du fait que l’AR ne pourra être un argument de non-validation de l’année de stage. En effet, les documents signifiant l’accompagnement renforcé ne seront pas transmis au jury académique.

En clair, l’accompagnement renforcé n’est qu’une procédure d’aide et n’impacte absolument pas sur la titularisation.

Le stagiaire est mis en alerte si , d’une manière générale, les élèves ne sont pas mis en situation d’apprentissage du fait des problèmes suivants : peu ou pas de préparation, pas de différenciation, problème très important de gestion de classe, problème de posture et de travail en équipe.

Le SNUipp-FSU a mis en garde quant à la manière d’annoncer la mise en alerte puisqu’il s’agit maintenant d’un signal fort.

Il ne faudrait pas que cette procédure entraîne la panique du stagiaire ce qui serait contre-productif.

Par ailleurs, si la mise en alerte a pour but de permettre au stagiaire de se rendre compte l’étendu de ses difficultés et d’y remédier, le SNUipp-FSU rappelle que ce n’est pas une procédure définitive et qu’un calendrier prévoyant des points d’étapes doit être explicité et que la levée de la mise en alerte reste possible.

La mise en alerte doit rester une procédure d’aide avant tout, le but étant de permettre au stagiaire de bénéficier d’un accompagnement supplémentaire nécessaire. Cela ne doit être perçu uniquement comme un moyen de pression.

Depuis cette année, la mise en alerte peut être décidée par l’IA-DASEN (l’inspecteur d’académie) si les difficultés proviennent essentiellement du berceau, c’est-à-dire du contexte de la classe ou de l’école. (C’est très rare).

Les tuteurs font remonter les difficultés et c’est l’IA-DASEN qui prend la décision de changer définitivement le stagiaire de berceau.

Plan de formation

Depuis cette année également, un plan de formation ambitieux est mis en place. Il permettra de proposer aux jeunes enseignants une formation initiale étalée sur les trois premières années.

Cela se traduit par la semaine de rentrée des stagiaires qui a été repensée, des animations pédagogiques conçues par des PEMF et des CPC et proposées aux enseignants en fonction de leur parcours lors des trois premières années (en lien avec le cycle de leurs classes).

Un forum départemental du jeune enseignant les 10/01, 31/01 et 13/12 permettra de proposer des animations pédagogiques à thèmes et de permettre un moment de rencontre et de partage entre PES, T1 et T2.

Un portofolio est à disposition afin de retrouver de nombreux documents de son parcours de formation.

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