Retour accueil

Vous êtes actuellement : Actualités 


fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail suivre la vie du site syndiquer le forum

Manque de moyens pour l’école primaire : encore un rapport qui confirme !

dimanche 27 février 2011

Le taux d’encadrement en France dans l’enseignement primaire : le plus faible des pays de l’OCDE. Ce n’est pas une affirmation fantasmagorique du SNUipp mais bien le titre du 5ème paragraphe du chapitre consacré à l’éducation contenu dans un rapport du Centre d’analyse stratégique.

Le Centre d’analyse stratégique : késako ?

Le Centre d’analyse stratégique est une institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre. Il a pour mission d’éclairer le gouvernement dans la définition et la mise en oeuvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale et technologique.

Le contenu de ce rapport valide la démarche constante du SNUipp qui sans répit :
- a informé les collègues, les parents d’élèves, l’opinion des différents rapports (regard sur l’éducation de l’OCDE, rapport de la cour des comptes...) qui démontraient la faiblesse des moyens pour l’école primaire
- a revendiqué des moyens supplémentaires pour l’école primaire à partir de ce constat de déficit d’enseignants pour améliorer la réussite des élèves.

Tableau de bord de l’emploi public, situation de la France et comparaisons internationales


Communiqué de presse du SNUipp

Le Centre d’analyse stratégique vient de remettre au premier ministre une note de synthèse sur l’emploi public en France. Cette note confirme que l’école primaire fait bien figure de parent pauvre de l’Etat.

Avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, selon des chiffres de 2007, la France occupe le dernier rang des pays classés... loin derrière le Portugal, la Grèce ou l’Espagne mais aussi la Suède, la Belgique ou l’Autriche, pays dans le nombre d’enseignant pour 100 élèves oscille entre 6 et 10.

Ces chiffres viennent confirmer les constats établis en mai dernier par la Cour des comptes qui parlait d’une sous dotation de 15 % pour l’école primaire, de 5 % pour l’école maternelle par rapport aux pays comparables. Atteindre le niveau moyen des pays de l’OCDE reviendrait à la création de 37 000 postes d’enseignants dans les écoles.

Avec les 8 967 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine, alors que 8 300 élèves supplémentaires sont attendus, c’est une véritable asphyxie de l’école qui se prépare.

L’école primaire est la première étape dans la réussite des élèves. La question de l’encadrement est décisive pour la mise en place de petits groupes de travail, pour la prévention des difficultés au coeur même des apprentissages, pour la prise en compte de tous les élèves et tout particulièrement des plus fragiles.

Le SNUipp demande instamment au ministre de suspendre son projet de suppressions de postes. Les opérations de carte scolaire qui prévoient dans les prochaines semaines de supprimer 8 967 postes d’enseignants dans les départements doivent être révisées. L’avenir des enfants est en jeu. Ils ont droit à ce que l’Etat fasse enfin de leur éducation une priorité. Une exigence qui sera au coeur des manifestations du 19 mars qui se dérouleront, partout en France.

Paris, le 16 février 2011

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |